Logiciels de Gestion de la Surface d'Attaque
Les logiciels de gestion de la surface d'attaque (EASM et CAASM) cartographient les actifs numériques exposés d'une organisation depuis l'extérieur et depuis l'intérieur. Un DSI d'ETI découvre souvent 30 à 50 % d'actifs inconnus lors du premier scan : sous-domaines oubliés, buckets S3 publics, applications SaaS achetées hors DSI. L'EASM travaille côté attaquant, sans agent, en scannant Internet en continu. Le CAASM consolide plusieurs sources (CMDB, cloud, endpoints) pour produire un inventaire cohérent. Les deux outils couvrent la directive NIS2, les exigences des assureurs cyber et le cadre CTEM formalisé par Gartner. Cette page compare 20 critères pour aider DSI, RSSI et DAF d'ETI à choisir un outil adapté à leur périmètre, leur budget et leurs contraintes 2026.
Cas d'usage concrets
Cadrage initial du shadow IT
Le premier scan révèle l'écart entre le périmètre déclaré à la CMDB et la réalité exposée sur Internet, souvent 2 à 3 fois plus large.
Exemple : Un groupe industriel de 3 000 salariés recense 120 domaines en interne ; l'EASM en détecte 340 actifs, dont 42 avec des ports d'administration ouverts.
Preuve de conformité NIS2 pour le rapport annuel
Le RSSI doit démontrer une cartographie exhaustive et une surveillance continue des actifs exposés (article 21 NIS2).
Exemple : Le DPO exporte l'inventaire horodaté, l'historique des changements et les alertes traitées sur 12 mois pour la déclaration ANSSI.
Intégration d'une acquisition en 48 heures
Après un M&A, la DSI doit absorber le périmètre exposé de la cible avant que les attaquants n'exploitent l'annonce publique.
Exemple : Sur une cible de 300 salariés, l'outil découvre 12 domaines, 87 sous-domaines et 4 vulnérabilités critiques exploitables sous 7 jours.
Détection de typosquatting et de domaines frauduleux
Les campagnes de phishing ciblées démarrent par l'enregistrement d'un domaine proche de la marque, souvent 30 à 60 jours avant l'attaque.
Exemple : Un DAF est alerté sur 6 variantes du domaine corporate enregistrées le même jour, dont 2 hébergent déjà une fausse page d'authentification Microsoft 365.
Priorisation des correctifs par exploitabilité
Les équipes SecOps corrigent d'abord les CVE réellement exploitées, pas les CVSS 9+ théoriques restés sans exploit public.
Exemple : Sur 2 400 vulnérabilités identifiées, le croisement EPSS + catalogue KEV de la CISA en isole 47 à traiter sous 30 jours, contre 380 en logique CVSS pure.
Renouvellement de la police d'assurance cyber
Les assureurs exigent la preuve d'une surveillance continue des actifs externes et d'un délai de remédiation mesuré.
Exemple : Le questionnaire annuel est pré-rempli par l'export automatisé de l'outil : MTTR par sévérité, taux de couverture, historique des expositions critiques.
Avantages clés
- Découverte de 20 à 50 % d'actifs inconnus dès le premier scan, sans agent à déployer
- Réduction du temps d'inventaire de 3 semaines à 2 heures par périmètre filiale
- Priorisation par exploitabilité (EPSS, KEV CISA) qui divise par 5 à 10 le volume de tickets ouverts aux équipes IT
- Preuve continue de conformité NIS2 article 21, exportable pour l'ANSSI et l'assureur cyber
- Cartographie unifiée cloud + on-premise + SaaS pour absorber un M&A en 48 heures
- Détection sous 24 heures des expositions nouvelles : bucket public, port ouvert, certificat expiré, sous-domaine abandonné
20 fonctionnalités à comparer
Sélectionnez votre solution en fonction des fonctionnalités prioritaires pour votre contexte.
| Score | Tier | Fonctionnalité | Description |
|---|
| 20/20 | premium | Découverte continue des actifs internet (domaines/sous-domaines, IP, ports, certificats) | |
| 19/20 | premium | Cartographie unifiée de l’external attack surface par organisation/filiale | |
| 18/20 | premium | Priorisation du risque par exploitabilité (service exposé + version vulnérable/CVE) | |
| 17/20 | premium | Fingerprinting des services/technologies exposés (bannières, CMS, frameworks, versions) | |
| 16/20 | avance | Détection d’expositions courantes (buckets/object storage publics, listings, fichiers sensibles) | |
| 15/20 | avance | Détection du shadow IT (apps/SaaS exposés et non référencés) | |
| 14/20 | avance | Hygiène DNS/TLS de base (records orphelins, certificats expirés/faibles, redirections) | |
| 13/20 | avance | Alertes de drift & changements (nouveau sous-domaine/service, variation de surface) | |
| 12/20 | avance | Validation active non intrusive (headless browser, screenshots) OU scans légers authentifiésOU alt. | |
| 11/20 | avance | Détection de typosquatting/sous-domaines abusifs liés à la marque (sur périmètre déclaré) | |
| 10/20 | socle | Découverte cloud agentless (AWS/Azure/GCP) OU import d’inventaires CSPMOU alt. | |
| 9/20 | socle | Déduplication & normalisation des actifs (CNAME, IP partagées, multi-cloud) | |
| 8/20 | socle | Surveillance certificats via CT logs (découverte domaines oubliés) & suivi de pinning | |
| 7/20 | socle | Analyse de chemins d’attaque externes (graph) vers actifs critiques | |
| 6/20 | socle | Rapprochement EASM↔CAASM : association automatique des actifs aux propriétaires/équipes (ownership) | |
| 5/20 | socle | Règles d’exposition personnalisables par périmètre/filiale/criticité métier | |
| 4/20 | socle | Suivi des dépendances tierces (CDN, fournisseurs, JS externes) & risques supply chain | |
| 3/20 | socle | Assistant de remédiation priorisée (playbooks ITSM) OU auto-fermeture de services cloud publicsOU alt. | |
| 2/20 | socle | Export tickets ITSM (Jira/ServiceNow) OU synchro CMDB (ServiceNow/GLPI)OU alt. | |
| 1/20 | socle | Veille M&A : extension automatique du périmètre (WHOIS, CT logs, registres) pour entités acquises | |
Sur cette page, comparez les solutions pour trouver celle qui correspond à votre contexte.